Musées à Reims : musée des Beaux-Arts, musée du fort de la Pompelle, musée-hôtel Le Vergeur

Musées à Reims : musée des Beaux-Arts, musée du fort de la Pompelle, musée-hôtel Le Vergeur

La Ville de Reims gère cinq musées municipaux, présentés sur le portail officiel des musées de Reims (musees-reims.fr) : le musée Saint-Remi, le musée-hôtel Le Vergeur, la salle de la Reddition, le musée de la Pompelle et le musée des Beaux-Arts, fermé pour travaux. La Ville ouvre aussi l’été la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix. Deux autres lieux complètent l’offre : le palais du Tau, en chantier, et le musée de l’Automobile, géré par une association.

Les horaires d’ouverture, les tarifs et l’état des chantiers ont été relevés le 15 octobre 2026 sur le portail de la Ville, sur le site du Centre des monuments nationaux et sur celui du musée de l’Automobile. Vérifiez-les avant de vous déplacer, surtout autour des jours fériés.

Les musées à Reims en un coup d’œil

LieuÀ voirOuvertureEntrée
Saint-RemiArchéologie, Moyen Âge, histoire militaire10 h à 18 h, fermé le lundi5,50 €
Le VergeurIntérieurs d’une maison bourgeoise, gravures de DürerVisites guidées, 10 h à 12 h et 14 h à 18 h, fermé le lundi5,50 €
Salle de la RedditionSalle de la capitulation allemande de 194510 h à 18 h, fermé le mardi5,50 €
La PompelleFort et souvenirs de la Grande Guerre10 h à 18 h, fermé le lundi5,50 €
Notre-Dame-de-la-PaixFresques et vitraux de 1966Du 2 mai au 30 septembre, fermée le mardi5,50 €
Beaux-ArtsPeinture et arts décoratifsFermé, retour prévu en 2027–
Palais du TauFutur musée des SacresFermé pour travaux–
AutomobilePrès de 250 autos et motosFermé le mardi10 €

Les lieux gérés par la Ville ferment aussi les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.

Préparer sa visite : tarifs et gratuités

Le prix d’entrée

L’entrée coûte 5,50 € dans chacun de ces lieux, 3,30 € pour les 18-25 ans et les plus de 65 ans, comme pour les groupes à partir de 20 personnes. Avec une grande exposition temporaire, comptez 9 € (7 € en tarif réduit). Vous achetez votre billet à l’accueil, sur place : la vente en ligne n’existe pas encore, et vous n’avez pas besoin de réserver une visite libre. Les ateliers et rendez-vous coûtent 6 € pour un adulte, 2 € pour un enfant, et les spectacles pour enfants 3 €. Une classe venue de l’extérieur de la ville paie 42 € pour une visite accompagnée ; la visite libre reste gratuite pour les scolaires.

Un an d’entrées pour 22 €

Le pass Intermusées donne des entrées illimitées pendant un an dans les lieux de la Ville, collections permanentes et grandes expositions comprises. Les enseignants le paient moitié prix. Il devient intéressant dès la cinquième entrée.

Quand l’entrée est-elle gratuite ?

L’entrée est gratuite pour tous :

  • le premier dimanche du mois ;
  • pendant les Journées du patrimoine, les Rendez-vous aux jardins, la Nuit des musées et les Journées nationales de l’archéologie ;
  • les 7-8 mai, à la Reddition seulement ;
  • le 11 novembre, au fort de la Pompelle seulement.

Elle est aussi gratuite toute l’année pour les moins de 18 ans, les étudiants -25 ans (sur présentation de la carte), les jeunes mission locale, les demandeurs d’emploi, les titulaires du RSA, les personnes en situation de handicap et leurs accompagnants, les anciens combattants (Pompelle et Reddition), ainsi que les membres de l’ICOM et de l’AGCCPF.

Le musée des Beaux-Arts de Reims, fermé jusqu’en 2027

Ses portes ont fermé en septembre 2019. Après le déménagement des œuvres, des travaux de réhabilitation et d’extension ont commencé dans l’abbaye Saint-Denis, à deux pas de la cathédrale. L’agence portugaise Aires Mateus a été choisie pour rénover le bâtiment : son projet redessine les cours et les cloîtres de l’abbaye et crée un lien visuel exceptionnel avec la cathédrale, comme le montrent les vues du projet publiées par le musée. Le chantier, de 54 millions d’euros hors taxes, triple les espaces ouverts au public, qui passeront à 3 800 m². Rendez-vous en 2027 pour le voir renaître.

Le chantier de rénovation du musée des Beaux-Arts de Reims en avril 2026
Le chantier en avril 2026. Photo : Maxime Grégoire, Wikimedia Commons, CC BY 3.0.

Le futur musée : ce que l’on verra

Les collections du musée couvrent cinq siècles de peinture et d’arts décoratifs, de la Renaissance à l’Art déco. Le parcours prévu commence par un espace de sculptures et un cabinet réservé aux 13 portraits peints par Lucas Cranach le Jeune. Au premier étage viendront les céramiques de Jeanne-Alexandrine Pommery, le 18e siècle, puis le 19e siècle : 27 œuvres de Camille Corot, des tableaux de Monet, Sisley, Pissarro et Renoir, et les décors d’une salle à manger et d’une chambre créés par Émile Gallé. Le second étage sera consacré au 20e siècle, avec le salon et la salle à manger Art déco de l’hôtel de Fels et les œuvres du groupe surréaliste du Grand Jeu. Tout au long du parcours, des espaces ludiques et numériques sont prévus pour accueillir les familles et le jeune public.

Des fouilles sous le chantier

Depuis la fin d’octobre 2023, le service archéologique du Grand Reims fouille le site. Elles ont mis au jour des vestiges de thermes romains : une grande pièce chauffée par le sol (hypocauste), une salle froide (frigidarium) autrefois pavée de mosaïque, des caniveaux et un puits de la ville romaine, ainsi que des vestiges du Moyen Âge. Les chercheurs hésitent encore entre des thermes publics et des bains privés.

Pendant la fermeture, l’équipe propose des activités hors les murs, annoncées sur le portail.

Le musée Saint-Remi, de la Préhistoire à la Renaissance

Le musée Saint-Remi occupe l’ancienne abbaye de Saint-Remi, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses 17 salles racontent l’histoire d’une métropole antique et médiévale : vestiges de Durocortorum, la cité gallo-romaine, sarcophage du général Jovin, salle capitulaire romane aux chapiteaux sculptés vers 1130, premier étage reconstitué de la Maison des Musiciens (vers 1250), tête du roi Lothaire. Les dix tapisseries de la vie de saint Remi, achevées en 1531, sont en restauration. Une dernière section réunit armes et souvenirs militaires jusqu’à la guerre de 1870.

Le grand escalier à rampe en fer forgé du musée Saint-Remi
Le grand escalier en 2019. Photo : The Crazy Tourist, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le grand escalier, construit en 1700 par l’architecte Jean Bonhomme, porte une rampe en fer forgé posée après l’incendie de 1774 ; un portrait de Louis XV en costume de sacre y est accroché. Le jardin du cloître est fermé pendant des travaux liés à la basilique. Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h, sauf le lundi, au 53 rue Simon (03 26 35 36 90). Bus U5 et U6, arrêt Saint-Remi.

Le musée-hôtel Le Vergeur, une demeure de la grande bourgeoisie rémoise

Place du Forum, la maison propose une immersion dans les intérieurs préservés d’une demeure bâtie à partir du 13e siècle et transformée à la Renaissance par Nicolas Le Vergeur. Son dernier propriétaire, Hugues Krafft (1853-1935), l’achète en 1910 pour sauver un plafond peint menacé de partir aux États-Unis. Il la fait reconstruire après la Grande Guerre, car les bombardements l’avaient en grande partie détruite, et y installe la Société des Amis du Vieux Reims. La visite suit ainsi un fil racontant une histoire intime du patrimoine de Reims.

La façade à pans de bois du musée-hôtel Le Vergeur, place du Forum à Reims
La façade sur la place du Forum en 2013. Photo : Lumaca, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Au rez-de-chaussée, le salon d’honneur garde son pavement du 15e siècle, et une galerie Renaissance présente des vestiges gaulois et gallo-romains. Au premier étage, les salons au mobilier Louis XIII à Louis XVI évoquent les sacres des rois de France : la grande histoire s’y mêle à celle de la maison. Un salon montre 50 gravures d’Albrecht Dürer, puis la cuisine et l’office exposent un bel ensemble de porcelaines. Au second étage, les pièces privées racontent Krafft lui-même : portraits de famille, souvenirs de voyages autour du monde, appareils et photographies de ce pionnier du japonisme en France. Le jardin conserve des façades sauvées de la destruction. Le lieu porte le label « Maison des illustres » depuis 2022.

Vous ne visitez la maison qu’avec un guide, par groupes de 15 personnes au plus, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, sauf le lundi. Le jardin est ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Adresse : 36 place du Forum (03 26 35 61 95). Tram T1 et T2, arrêt Langlet.

Le musée de la Reddition du 7 mai 1945

Le 7 mai 1945 à 2 h 41, l’Allemagne nazie signe sa capitulation dans la salle des cartes du quartier général d’Eisenhower, installé dans un collège devenu le lycée Roosevelt. Dès juillet 1945, l’armée américaine rend la salle à la Ville, qui en fait le premier lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale ; le musée ouvre en 1985.

Fermé à partir du 12 mai 2025, il a rouvert le 7 mai 2026 avec une scénographie du Belge Kascen. Le parcours chronologique, multilingue, mêle archives, tenues, objets inédits et animations numériques pour expliquer les mois qui précèdent et suivent la signature. La salle des cartes, elle, n’a pas bougé depuis 1945 : un jeu de sons et de lumières fait revivre la nuit de la signature.

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h, sauf le mardi, au 12 rue Franklin Roosevelt (03 26 47 84 19). Tram T1 et T2, arrêt Schneiter. L’accès est possible en fauteuil roulant.

Le musée du fort de la Pompelle

Sur la route de Châlons-en-Champagne, ce fort construit en 1883 a tenu la défense de la ville pendant toute la Grande Guerre. Pris sans combat par l’armée allemande le 4 septembre 1914, il est repris le 24 septembre par le 138e régiment d’infanterie. Pendant plus de quatre ans, il résiste aux assauts, aux bombes et aux gaz ; 180 régiments s’y relaient, dont deux brigades russes envoyées par le tsar Nicolas II en 1916 et 1917.

Une pièce d'artillerie de la Première Guerre mondiale exposée au musée du fort de la Pompelle
Une pièce d’artillerie exposée dans le fort en 2013. Photo : ADT Marne, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

C’est aujourd’hui un lieu de mémoire majeur de la Première Guerre mondiale, présentant une riche collection dans un fort rénové pour raconter l’expérience des soldats et la dureté des combats en Champagne et à Reims. Ses riches collections réunissent plus de 300 coiffures de l’armée impériale allemande, les canons de 75, l’évolution de l’uniforme français et une vingtaine de mannequins en tenue d’époque. Une salle rend hommage à l’aviateur René Dorme, abattu au-dessus du fort le 25 mai 1917. Autour du fort, l’application gratuite Baludik propose un jeu de piste sur les traces de la guerre.

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h, sauf le lundi, RD 944 à Puisieulx (03 26 49 11 85).

La chapelle Notre-Dame-de-la-Paix

Le peintre franco-japonais Léonard Foujita (1886-1968), baptisé dans la ville en 1959, a conçu et décoré cet édifice en 1965 et 1966, avec son parrain René Lalou, président du Champagne Mumm. Il a peint lui-même les fresques à 80 ans, pendant l’été 1966 ; Charles Marq a réalisé les vitraux. L’artiste et son épouse Kimiyo y sont inhumés.

Le clocher et la façade de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, décorée par Léonard Foujita, à Reims
Le clocher et le portail en mai 2025. Photo : Gérald Garitan, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, recadrée.

Accessible en fauteuil roulant, elle ouvre du 2 mai au 30 septembre, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, sauf le mardi, au 33 rue du Champ de Mars (03 26 35 36 00). Le reste de l’année, les groupes peuvent la visiter sur réservation.

Actualité et agenda des musées

  • « Trésors sous les rails » : depuis les Journées européennes du patrimoine 2026, Saint-Remi montre pour la première fois deux trésors découverts par l’INRAP lors des fouilles du tramway.
  • Les Petits Biscuits : pendant les vacances d’automne, des rendez-vous pour les enfants de 7 à 12 ans.
  • À Saint-Remi, des parcours numériques sur smartphone, avec quiz et énigmes ; le dernier, « Drôles d’animaux », dure environ une heure.
  • Depuis octobre 2024, les musées d’histoire mènent un grand inventaire de leurs réserves.

Le programme complet, avec les visites commentées, les ateliers et les spectacles, se trouve dans l’agenda de musees-reims.fr.

Deux autres musées : le palais du Tau et l’Automobile

Le palais du Tau, ancien palais des archevêques, est fermé depuis janvier 2023. Son gestionnaire, le Centre des monuments nationaux, le transforme en musée des Sacres des rois de France, avec une ouverture annoncée pour fin 2026 ou début 2027.

Le musée Automobile Reims Champagne, associatif, expose près de 250 voitures et motos au 84 avenue Georges Clemenceau. Il ouvre tous les jours sauf le mardi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h (17 h de novembre à mars). L’entrée coûte 10 € pour un adulte et 4 € pour un enfant de 6 à 10 ans.

Pour d’autres sorties, lisez notre guide du planétarium, la visite des tours de la cathédrale et nos 15 idées de sorties.

Questions fréquentes sur les musées de Reims

Toute l’année, quatre lieux de la Ville sont ouverts : Saint-Remi pour l’archéologie et le Moyen Âge, Le Vergeur pour les intérieurs anciens, la Reddition pour la fin de la Seconde Guerre mondiale et la Pompelle pour la Grande Guerre. Notre-Dame-de-la-Paix ouvre de mai à septembre, et le musée de l’Automobile toute l’année.

Fermé depuis septembre 2019 pour travaux, il doit rouvrir en 2027, d’après le portail de la Ville. La date précise n’était pas annoncée au 15 octobre.

5,50 € dans chaque lieu de la Ville, 3,30 € pour les 18-25 ans et les plus de 65 ans. Une formule annuelle donne des entrées illimitées. Le musée de l’Automobile coûte 10 €.

Le premier dimanche de chaque mois, pour tous les visiteurs, ainsi que pendant les grandes manifestations nationales. L’entrée est aussi gratuite toute l’année pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 25 ans.

Non. Il est fermé depuis janvier 2023 et deviendra le musée des Sacres des rois de France, dont l’ouverture est annoncée pour fin 2026 ou début 2027.

Non pour une visite libre : présentez-vous à l’accueil. Un groupe doit réserver à partir de 20 personnes, ou de 10 personnes au Vergeur. Les visites commentées se réservent auprès de l’Office de tourisme, au 03 26 77 45 15.

Sources

Photo d’en-tête : la salle des cartes du musée de la Reddition en 2014, par Michel wal, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

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